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Auray Quiberon Terre Atlantique va mesurer les émissions de gaz à effet de serre et les vulnérabilités de son territoire face aux changements climatiques

Après l’accord international de limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100, conclu entre 195 pays à Paris le 12 décembre dernier, Auray Quiberon Terre Atlantique lance son Plan Climat Air Energie Territorial, démarche visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, sa dépendance énergétique et à s’adapter aux futurs impacts liés aux changements climatiques.

Étape 1 : informer, sensibiliser et faire adhérer les acteurs du territoire

Co-construit entre élus communautaires, municipaux, services des collectivités, acteurs institutionnels (services de l’Etat, ADEME, Région, Conseil Départemental, bailleurs sociaux, syndicats de bassins versants, chambres de commerce, des métiers, de l’agriculture, Morbihan Energies, Eau du Morbihan…), associations, entreprises et l’ensemble de la société civile des 24 communes, le Plan Climat Air Energie Territorial est un projet global de développement durable. Ses objectifs principaux sont la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation du territoire aux changements climatiques. Aussi, depuis plusieurs mois, la Communauté de Communes informe et sensibilise les élus pour définir ensemble le périmètre, la méthode et l’organisation de cette démarche innovante.

Ces sujets nous concernent toutes et tous, interrogeant nos habitudes et nos modes de vie, individuels et collectifs. C’est un défi aux enjeux environnementaux mais également sociaux et économiques. C’est pourquoi nous avons souhaité associer le plus grand nombre et l’expertise de chacun tout au long de notre Plan Climat Air Energie Territorial. Un diagnostic complet et précis est un préalable à un plan d’actions partagé efficace et accepté, explique Philippe Le Ray, Président de la Communauté de Communes.

Étape 2 : mesurer les gaz à effet de serre et les vulnérabilités du territoire

Aussi, Auray Quiberon Terre Atlantique lance aujourd’hui la phase d’étude visant à identifier les sources, la quantité et les impacts des émissions de gaz à effet de serre et les consommations d’énergie de la Communauté de communes, des communes membres et de l’ensemble des acteurs par secteur d’activités. Le Bureau d’étude Intermezzo – 7Vents va ainsi questionner les différents services de la collectivité et centraliser l’ensemble des données statistiques relatives au territoire (issues de l’observatoire régional des gaz à effet de serre, de l’INSEE, des chambres consulaires, des administrations de l’Etat, de l’ADEME…). Une fois réunies, ces données seront traitées et analysées afin d’établir les contributions de chaque secteur (habitat, transport, tourisme…) aux consommations d’énergie et aux émissions de gaz à effet de serre. En complément, ce même bureau d’étude va déterminer les impacts des changements climatiques attendus à l’horizon 2050, notamment en ce qui concerne les épisodes de canicules, la précarité énergétique, la biodiversité, les milieux marins et côtiers, l’approvisionnement en eau potable, les activités économiques…

Étape 3 : définir un plan d’actions concrètes et partagées

Les résultats de ces analyses permettront d’alimenter, dans les prochains mois, des ateliers, forums, rencontres et débats entre les acteurs du territoire afin de définir conjointement des objectifs stratégiques et opérationnels pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre et anticiper les impacts des changements climatiques.

Cette phase de concertation, de réflexion, et d’appropriation des enjeux doit nous interroger sur notre manière d’aménager les espaces naturels, agricoles, de maitriser l’urbanisation, et donc les transports, la gestion des déchets, les sources d’énergie, notamment renouvelables. Elle se traduira par la définition d’un plan d’actions concrètes pour accompagner la transition énergétique, réduire nos émissions et notre facture énergétique ainsi que celle de nos habitants, de nos entreprises, en développant des filières de productions locales, comme la filière bois-énergie, des alternatives créatrices d’emplois, et réduire les impacts du changement climatique sur notre qualité de vie. Ce plan d’actions détaillé, planifié et budgété sera soumis au Conseil Communautaire avant la fin de l’année, souligne Aurélie Rio, Vice-présidente au développement durable et à la valorisation énergétique d’Auray Quiberon Terre Atlantique.